Le Katana
Définition du Katana

Le katana est, à partir du XVème siècle, le symbole de la caste des samouraïs. Il est glissé dans la ceinture, le tranchant vers le haut, du côté gauche. Porté avec un wakizashi, sabre de plus petite taille également glissé dans la ceinture, mais à droite, il forme le daisho. Il est utilisé autant d’estoc que de taille.
Note importante, le Katana est un mot générique qui signifie sabre, son autre prononciation (to) est retrouvée dans iaito, nihonto, bokuto,…
Le katana a une taille ( de lame) supérieure à 60 cm mais peut varier selon les périodes et techniques de guerre. Il se manie généralement à deux mains, mais certaines techniques, comme la célèbre technique à deux sabres de Musashi Miyamoto, ou des techniques impliquant l’utilisation du fourreau, supposent le maniement à une main. Sa poignée (tsuka), suivant le climat politique, variait entre la largeur de deux ou trois mains. La tsuka se termine par une garde (tsuba) qui protège la main. Le poids d’un katana standard varie de 800 grammes à 1 300 grammes.
La poignée, ou tsuka, est formée de deux demi-coques de bois de magnolia. Elle est recouverte d’une peau de requin ou de raie, puis d’une tresse spéciale en soie, coton ou cuir nommée tsuka ito. Une goupille de bambou (mekugi) solidarise la tsuka et la soie de la lame. Un ornement nommé menuki est placé sur chacune des faces de la tsuka, et aide également à la préhension. La tsuka se termine par une décoration nommée tsukagashira.
La garde, ou tsuba, peut être extrêmement sobre ou au contraire représenter des motifs exubérants, soit en relief, soit ajourés. Une pièce métallique nommée habaki enserre la lame juste après la tsuka. Elle permet de verrouiller le sabre dans son fourreau. Le dos de la lame, nommé mune, sert en pratique à parer les coups. Le tranchant fait l’objet d’une trempe particulière. La ligne de trempe, nommée Hamon, montre des motifs particuliers, le plus souvent en forme de vagues.
Le fourreau, ou saya, est traditionnellement en bois de magnolia laqué, choisi pour ses propriétés d’absorbeur d’humidité. Une cordelette (sageo) y est fixée, qui permet de sécuriser le fourreau dans la ceinture.
Aujourd’hui l’art du katana se décline en trois disciplines principales : le Iaido, où les coupes sont effectuées sans adversaire. Le sabre utilisé, dont la lame est formée d’un alliage d’aluminium, est nommé un Iaito. Le Kendo est une forme d’escrime pratiquée avec un sabre en bambou (shinai). Il a pour vocation d’entraîner la dextérité des compétiteurs. Les disciplines de coupe (batto do) permettent quant à elle de s’entraîner sur des bambous ou des nattes en paille de riz. Les katanas d’entraînement en sont nommés shinken.
Symbole de la caste des samouraïs, le katana est un sabre (arme blanche courbe à un seul tranchant) de plus de 60 cm. Il est porté glissé dans la ceinture, tranchant dirigé vers le haut (vers le bas si le porteur est un cavalier).
Porté avec un wakizashi (sabre japonais courbe similaire au katana mais en plus petit, dont la taille se situe entre 30 et 60cm), ils forment le daisho (nom donné aux deux armes traditionnelles des samouraïs, le katana et le wakizashi)


wakizashi daisho
Certaines périodes de l’histoire japonaise étant plus calmes, le katana avait plus un rôle d’apparat que d’arme réelle. Le katana est une arme de taille (dont on utilise le tranchant) et d’estoc (dont on utilise la pointe).
Par extension, le terme katana sert souvent à désigner l’ensemble des sabres japonais (Tachi, uchigatana etc.)
Sa production dépasse celle du tachi pendant l’ère Muromachi (après 1392).
Les différents sabres
Katanas et Wakizashis, Katana Batto ou shinken, Wakizashi Batto : Sabre japonais similaire au tachi, mais porté le tranchant de la lame vers le haut pour permettre un dégainage plus rapide.
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Iaito :
Ce sabre est destiné à la pratique du Iaïdo. Il diffère du katana traditionnel japonais par la nature de sa lame, en alliage d’aluminium chromé. Si l’aspect et le ressenti sont les mêmes qu’avec un katana traditionnel, la lame en aluminium permet de limiter considérablement les risques pendant l’entraînement. La poignée est recouverte de peau de raie, et le tsuka-ito est en soie. Le fourreau est en bois laqué. Cette lame ne permet pas de pratiquer les coupes.
et Tai Chi :
Le Tai Chi Chuan est un art martial d’origine chinoise aujourd’hui pratiqué par des millions de personnes, dans une version insistant davantage sur les aspects liés au développement personnel du pratiquant, et qui n’insiste pas sur les aspects réellement martiaux de la discipline. Si l’entraînement est avant tout à mains nues, l’utilisation des armes peut être envisagée au bout de quelques années de pratique. Si l’éventail et le bâton sont relativement connus, le sabre fait également partie de la panoplie.
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Sabre réglementaire d’officier de l’armée impériale :
Cette arme, superbement décorée, est un compromis astucieux entre tradition et modernité. A noter la présence d’un crochet permettant de bloquer la lame dans le fourreau, et un anneau de suspension sur le fourreau, permettant de porter le sabre verticalement, et non plus glissé dans la ceinture.
et Sabre réglementaire de sous-officier de l’armée impériale :
Il s’agit cette fois-ci d’une arme réellement fonctionnelle. Le fourreau est en acier peint, et la lame présente une gorge caractéristique. La tsuka est moulée d’un seul bloc, et peinte pour simuler le tsuka ito. A noter la présence d’un crochet permettant de bloquer la lame dans le fourreau, et un anneau de suspension sur le fourreau, permettant de porter le sabre verticalement, et non plus glissé dans la ceinture.
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L’évolution , dans l’histoire, du Katana
Le sabre, intimement lié à la vie du bushi et à l’art de la guerre, a évolué dans le temps pour s’adapter à son utilisation. C’est à dire la coupe. On peut donc distinguer sur les lames les différences parfois subtiles qui caractérisent chaque époque.
Je commencerai cette étude à partir de l’an mille. En effet, c’est à cette date que les caractéristiques fondamentales du Nippon-to apparaissent. De plus, les lames antérieures sont rarissimes et hors de portée de l’immense majorité des collectionneurs. Les quelques exemples qui sont parvenus jusqu’à nous, sont principalement dans des musées au Japon. Il s’agissait d’épées droites, a deux tranchants, que l’on nomme sous le terme de Ken.
Xème – XIIème – Milieu de l’ère Heian / Début de l’ère Kamakura
A cette époque, le samouraï (que l’on appelle plutôt bushi) combat principalement à cheval, le plus souvent par des duels d’ homme à homme.
Les lames sont longues. (80 cm) La partie supérieure, vers la pointe, est amincie pour alléger la lame. Le shinogi ( l’arrête sur les cotés) est haut placé, la courbure est plus prononcée vers la tsuba.( garde). Ce grand sabre est appelé TACHI. Il se porte suspendu à la ceinture , tranchant vers le sol.
La trempe est droite et étroite. Le forgeron recherche la solidité, et la beauté des lames n’est pas une priorité. Cependant, comme la qualité des lames passe par un bon acier, bien forgé et bien trempé, très vite les forgerons et le bushi se rendent compte que les meilleures lames au combat sont aussi les plus belles.
Vers la fin de l’ère Kamakura, les lignes de trempe commencent à onduler légèrement. Déjà, la valeur artistique des lames commence à être reconnue.
XIIIème – Milieu de l’ère Kamakura
Pour la première fois, les samouraï chassent les nobles du pouvoir. Les seigneurs de guerre se querellent pour le contrôle des châteaux. Les Tachi de l’époque précédente ont entraîné des armures plus lourdes et plus robustes.
Pour venir à bout de ces armures, le sabre devient plus épais et plus lourd. La différence de largeur entre la base et la pointe est réduite. La courbure est remontée vers le milieu. La pointe est trapue et courte.L’élégante silhouette des sabres précédents laisse la place à des lames plus grosses et plus robustes.
Le maniement de ces lourds sabres demande une grande force, et la technique de combat à deux mains se généralise.La forge à fait des progrès considérables. Les styles de chaque ateliers sont bien distincts suivant les régions , les techniques et le minerai utilisé.De très grand artistes se revèlent avec un travail parfait…L’âge d’or du sabre Japonais.
Fin de l’ère Kamakura
En 1274 et 1281 les mongols de Kubilai Khan essayèrent d’envahir le japon. Les seigneurs Japonais, divisés par leur lutte pour le pouvoir, faillirent les deux fois être vaincus. Par deux fois, les Kamikaze, ( vents divins ), engloutirent les flottes d’invasion. Ces combats changèrent beaucoup de choses.
Alors que les samouraï combattaient d’homme à homme dans d’homériques duels, avec leurs lourdes armures, les mongols, sans protection épaisse, combattaient en groupe et n’hésitaient pas à encercler un samouraï isolé pour le vaincre.
Cela conduisit à alléger l’armure.Le sabre a vu sa partie supérieure amincie de nouveau. La pointe fut rallongée et affinée. La trempe s’assagit. Grâce surtout aux typhons, les mongols furent défait après de durs combats. Cependant, le gouvernement Kamakura oublia de récompenser les samouraï qui avaient vaillamment combattu… En révolte, les samouraï firent tomber le gouvernement!
XIVème – Ere Nambokucho
L’empereur GODAIGO était lui aussi en délicatesse avec les grands samouraï. Il y eut une révolte, et un prince provoqua la division de la famille impériale. Le pays fut plongé dans la guerre civile.
Les deux clans levèrent chacun de grandes armées. Les combats de groupe deviennent monnaie courante. Les soldats à pieds prirent de l’importance, équipés d’arme d’hast, le Yari ( pique )et la Naginata ( hallebarde ).
Pour se démarquer de la piétaille, les ornements de l’armure s’agrandirent. Le sabre devient gigantesque, large, avec une pointe longue, la courbure est très prononcée. Pour que le poids reste raisonnable, la lame s’affine.
Très impressionnant mais peu pratique, un second sabre plus petit fit sont apparition. Glissé dans la ceinture, tranchant vers le ciel, le KATANA fit sont apparition. La forge est très bien maîtrisée. L’artiste Masamune est à son apogée. Ses techniques influencèrent le Japon tout entier.
XVème – XVIème – Ere Muromachi
Après les longues guerres de Nanbokucho, la paix vit la disparition des très longs sabres jugés trop encombrants.
Le second sabre, Katana , plus petit et plus pratique commence à remplacer le Tachi. Les lames de cette époque, plus courtes et moins larges, avec une pointe plus ramassée, ont vu leur épaisseur augmenter pour compenser la robustesse. Les armures aussi deviennent plus simples. De très belles lames seront forgées.
Vers la fin Muromachi les troubles reprennent. Les intrigues sont nombreuses et le pouvoir change souvent de mains. La demande en sabres est énorme et les ateliers sont débordés. Le très grand nombre de sabres produit permit aux forgerons d’essayer de nombreuses choses, mais globalement, la valeur artistique est laissée de coté au profit du nombre.
Il subsiste quand même des commandes spéciales de samouraï, et les excellentes lames sont toujours produites. La plupart des lames forgées sont des Katana, pas trop grand, bien adaptés aux combats soudains de civils ambitieux.
Fin XVIème – Début XVIIème – Ere Momoyama
A ce moment, les portugais introduisirent les premières armes à feu. Rudimentaires et imprécises, elles conduisirent quand même a renforcer l’armure, souvent par une tôle de fer forgé sur le torse. Support idéal pour la gravure et les décorations de tout style, ces armures sont caractéristiques.
Un grand seigneur et son allié, Oda Nobunaga et Toyotomi Hideyoshi mirent fin à l’anarchie et réunifièrent le Japon. Le calme qui suivit et la découverte d’importantes mines d’or, enrichirent le pays tout entier. Les montures sont richement décorées. Les anciennes lames de Nambokucho, très voyantes, sont très appréciées. Cependant, trop longues, elles sont raccourcies et équipées de montures à la mode. L’or et les alliages de métaux précieux sont très employés. Ces anciennes lames ainsi remontées sont tellement appréciées, que les forgerons produisirent des lames qui imitaient la silhouette caractéristique des anciennes lames raccourcies. C’est a dire, un peu trop larges par rapport à leur taille, mais très courbes avec une grosse pointe. La seule différence était l’épaisseur. Les longues lames anciennes raccourcies restaient minces, bien évidemment, alors que les nouvelles sont plus épaisses. Les trempes redeviennent vives et voyantes.
C’est à cette époque que le nouveau shogun, hideyoshi, prit une mesure anti-émeute préventive. Il ordonna la chasse aux sabres. A cette époque tout le monde était armé. Paysans, marchands, artisans… Seuls, les samouraï pourront porter la paire de sabres.
Il en résultat que toutes les lames des temps troublés, produites en grande quantité et sans valeur artistique, furent détruites. Cette sélection naturelle, et l’utilisation importante des métaux précieux dans les montures, fait que l’on peut parler de la grande époque Momoyama…
XVIIème – milieu XVIIIème – Début et milieu de l’ère Edo
Après la mort d’Hideyoshi, le nouveau shogun Ieyasu extermina la famille de son prédécesseur. Puis il réorganisa toute la répartition des grandes familles et des domaines, dans le but d’asseoir son pouvoir. Chaque seigneur qui était déplacé partait avec sa cour, et bien sur, ses forgerons.
Il s’ensuivit une complète refonte des ateliers et des styles, jusque- la bien séparés. Les voies de communications et les matériaux importés augmentèrent encore ce renouveau. C’est la fin des sabres Ko-to ou anciens sabres. A partir de ce moment, les nouveaux seront appelés Shin-to.(nouveau sabre) Les techniques d’escrime très sophistiquées, incluant les coups de taille et d’estoc, conduisirent à de nouvelles lames.
Une taille raisonnable, une moindre courbure, une partie supérieures mince et une pointe assez petite. Deux grands centres cohabitent a cette époque. Edo, capitale politique, martiale et stricte, et Osaka, centre du commerce, moins austère. On commence à discerner deux genres de lames et montures. A Edo, les lames sobres et martiales.
A Osaka, des lames plus voyantes, des trempes très travaillées, des grains d’acier très fins. Les riches marchands, qui avaient droit au sabre court, dépensaient des fortunes dans des lames et des montures très riches. Les samouraï, eux s’ennuyaient par ces temps de paix. La paix durant, la demande de sabres se fit moins forte, et on privilégia la beauté et la richesse plutôt que l’aspect martial du sabre.
Fin XVIIIème – Milieu XIXème – Fin de l’ère Edo
Le gouvernement Tokugawa est à bout de souffle. Les samouraï, désoeuvrés depuis trop longtemps sont mécontents. De plus la ruine les guette. Les marchands ont acquis le pouvoir financier. La révolte gronde. Le mouvement révolutionnaire souhaite rendre le pouvoir à l’ empereur.
Nous somme en 1853. Le commodore Perry est aux portes du Japon avec sa flotte. Les perspectives d’un conflit réveillent l’industrie du sabre. les forgerons réessayent de forger des lames comparables à celles de leur glorieux ancêtres. D’autres imaginent des lames nouvelles en combinant diverses caractéristiques.
Ce renouveau conduit aux sabres shin shin to.(nouveau nouveau sabres) La production est très diverse, cependant le fait que tout les forgerons puissent se procurer de l’acier brut ( Tamahagane) prêt a être utilisé, on ne verra plus les différences dans le grain de l’acier qui caractérisaient les anciens ateliers. Seules restent les différences de techniques, de cuissons, de trempes.
Les lames de cette époque ont une apparence très claire, pure et brillante, mais les subtilités des anciennes lames ont disparu.
Milieu XIXème à nos jours – Ere Meiji
En 1867, avec la chute des Tokugawa, la classe samouraï est abolie. La demande en sabres est en chute libre. Le coup de grâce est donné en 1876 avec l’interdiction du port du sabre dans la rue. A partir de là, le sabre n’évoluera plus pour des raisons pratiques. Puis vint la seconde guerre mondiale.
Les lames produites pour l’armée sont usinées à partir de barre d’acier industriel, et n’entrent pas dans le prestigieux groupe nippon-to.Aprés la défaite du Japon, l’armée US a d’abord voulu confisquer tous les sabres pour les détruire… Les japonais ont fait le maximum pour faire admettre à l’occupant la valeur historique, sociale, et parfois religieuse incarnée par le sabre.
En 1947 le gouvernement Japonais fut chargé de recenser les sabres d’art et de détruire les lames militaires usinées. La création de la NTBHK ( association pour la sauvegarde du sabre d’art ) sauva de la destruction de nombreuses lames anciennes, et surtout les techniques si complexes de forge.
Aujourd’hui , elle organise des concours de forge et décerne des prix aux artistes de valeur. Quelques forgerons ont le titre de trésor national vivant, et forgent des lames qui égalent presque les prestigieuses lames de leurs ancêtres.
Le plus célèbre des Samourais : Miyamoto Musashi
Célèbre samouraï expert au combat du sabre, Miyamoto Musashi est l’un des plus important Kenshi (grand maître de ken-jutsu) que le Japon ait connu et dont les exploits ont inspiré de nombreux récits.

Il est l’archétype du héros médiéval nippon. Né en 1584 dans la province de Harima, il était le second fils de Munisai Shinmen, lui-même expert au sabre, qui le laissa orphelin à l’age de 7 ans (tué lors d’un duel).
Elevé par son oncle dans un monastère, Musashi mit ce séjour forcé à profit pour s’entraîner au sabre et gagna son premier duel àl’âge de 13 ans contre Arima Yoshibe.
A 17 ans, il participa sous la bannière de Toyotomi Hideyoshi à la bataille de Sekigahara en 1600, pendant laquelle il fut gravement blessé. A partir de 1604, on le retrouva à Kyoto où il défia et vaincu Yoshioka Seijuro, important expert du sabre, ainsi que nombres membres de son clan.
Invaincu dans plus de 60 duels, il affronta pour la dernière fois le célèbre bretteur Sasaki Kojirodu clan Mori, réputé pour son sabre long (O-dachi). Tuant son adversaire à l’aide d’une simple rame en bois selon la légende, Musashi ne se battit plus jamais.
A partir des années 1630, il se consacra entièrement à l’étude de la Voie (Do), tout en pratiquant la calligraphie et la peinture, arts dans lesquels il excellait. Il devient Kensei de son vivant (saint au sabre).
En 1637, il rentra au service de ses anciens adversaires les Tokugawa et combattit pour eux les révoltés chrétiens de Shimabara. On le vit ensuite chargé du commandement d’un corpsde réserve par Ogasawara, seigneur de Kokura, lors du siège du château de Hara en 1638.
A cette époque, il adopte deux enfants: Iori et Mikinosuke. Ce dernier se fait seppuku des années plus tard.
Il devint instructeur en 1640 de la puissante famille Hosokawa de Kumamoto. En 1643, il se retira dans la grotte Reigendo (temple de Ungan-ji) du Mont Iwato, à l’Est de Kumamoto. C’est là qu’il rédigera quelques semaines avant sa mort en 1645 le texte « Gorin no Sho » (traité des cinq roues), qui est devenu un classique de la littérature concernant les arts martiaux.
Il mourut à l’age de 62 ans et fut, selon sa volonté, enterré revêtu de son armure.
Technique
Différences par rapport à l’épée
Une épée possède un double tranchant ; à ce titre, elle permet une plus grande liberté que le sabre, mais l’affinement des tranchants fragilise la lame. N’ayant qu’un seul tranchant, le sabre possède une plus grande solidité (le dos de la lame est large) pour une masse plus faible, ce qui en fait l’arme idéale pour la cavalerie.
La dissymétrie fonctionnelle permet une dissymétrie de la forme, alors que l’épée se doit d’être symétrique. La dissymétrie de la forme permet même de plus facilement repérer le tranchant du dos. Les sabres sont de fait fréquemment courbes, ce qui facilite le dégainage. Il existe toutefois des modèles à lame droite;généralement plus longs, ils sont destinés à la cavalerie lourde afin d’élargir le périmètre d’attaque.
Contrairement à l’épée, on peut poser la main sur le dos de la lame, ce qui permet d’exercer une pression supplémentaire dans certains cas (blocage de la lame de l’adversaire par exemple), mais fournit également une possibilité de désarmement (saisie judicieuse du dos de la lame).
Les différentes parties d’un sabre

1. Kashira: Pommeau
2. Tsuka Ito: Tressage de la poignée
3. Fuchi: Virole
4. Tsuba: Garde
5. Koi Guchi: Virole
6. Kuri Gata: Pontet (pour passer la dragonne)
7. Sageo: Dragonne (cordon)
8. Kojiri: Embout

Un tsuba (garde) de l’époque d’Edo. Le trou central est celui où passe la lame.
La lame ainsi que la poignée comportent plusieurs parties qui ont chacune leur nom ; ceci marque l’importance que la culture japonaise accorde au sabre.
tsuka : poignée ; son cœur est constitué de deux coques de bois de magnolia.
kashira, ou tsukagashira : décoration au bout du pommeau ;
menuki : broche d’ornement sur la poignée, elle aide également à la saisie ; elle n’est pas posée au même niveau sur la face omote que sur la face ura ;
mekugi : goupille de bambou qui fixe la lame à la tsuka ; la soie (nakago) de la lame et la tsuka sont percées, et le mekugi les traverse de part en part ;
same kawa : peau de requin ou de raie pastenague qui recouvre le bois de la tsuka ; cette peau (contenant de la silice) collée autour ou sur chaque flanc de la poignée servait notamment à l’extrême rigidité de celle-ci ;
tsuka ito ou tsuka maki : laçage de tresse spéciale en soie ou coton, ou encore de cuir autour de la poignée, permettant une meilleure préhension et de maintenir les deux coques constituant la tsuka.
tsuba : garde ;
sepa : parties métalliques entre le tsuba et la lame, guidant la soie (nakago) lors de son insertion dans la tsuka ;
habaki : pièce métallique située à la base de la lame ; elle sert à « verrouiller » le sabre dans le fourreau (saya), à éviter qu’il ne tombe ; pour dégainer, l’escrimeur pousse sur la garde (tsuba) avec le pouce pour faire sortir le habaki du saya et pouvoir tirer la lame ;
lame
nakago : soie, partie insérée dans la tsuka et percée d’un ou deux mekugiana (trou permettant le passage du mekugi) ;
hitoe : dos de la soie ;
yasurime : traits de lime organisés sur la soie, varient selon les écoles;
mei : signature gravée dans la soie identifiant le forgeron
mune machi : décrochement sur le dos de la lame, marquant le début du dos de la soie (hitoe) ;
mune : dos de la lame ;
bohi : gouttière ou gorge, permettant d’alléger la lame
yakiba : partie trempée de la lame, formant la ligne de trempe, (hamon). Présente différentes formes : vagues, boîtes, etc
hassaki : tranchant de la lame ;
shinogiji : partie parallèle des flancs, verticale lorsque le sabre est porté à la ceinture ou bien en garde ;
arêtes : la partie parallèle des flancs de la lame (shinogiji) a une certaine épaisseur ; la lame s’affine vers la pointe (kissaki) et vers le tranchant (hassaki), la transition de la partie parallèle et les parties s’affinant forment trois arêtes qui se rencontrent en un point nommé mitsukado ;
shinogi : arête latérale de la lame
yokote : arête séparant la pointe (kissaki) du reste de la lame
koshinogi
mono-uchi : les 9 cm à partir du yokote ; c’est principalement avec cette partie que sont effectuées les coupes
kissaki : pointe biseautée ; elle est séparée du reste de la lame par une arrête, le yokote
sashi omote : lorsque le sabre est porté à la ceinture (sur le flanc gauche, courbure vers le haut), c’est la partie présentée au public (omote), la partie côté extérieur ; lorsque le guerrier est en garde (kamae), c’est le flanc gauche de la lame ;
c’est également ce côté qui est présenté lorsque la lame est sur un présentoir ;
sashi ura : lorsque le sabre est porté à la ceinture, c’est la partie cachée (ura) ; lorsque le guerrier est en garde (kamae), c’est le flanc droit de la lame ;
saya : fourreau ; il est fait de bois de magnolia qui, bien séché, est absorbeur d’humidité, limitant l’oxydation des lames ; il est recouvert de laque traditionnelle (22 couches) d’aspect lisse ou granulé à motif avec ou sans incrustation ; celle-ci avait deux vertus : rendre étanche l’ensemble sabre fourreau, et rigidifier le fourreau fait de magnolia fragile ;
shito-dome bosse sur le fourreau, au niveau de la sageo sageo : cordelette sur le fourreau.
Lorsque le katana est sur son présentoir, il est placé :
- dans son fourreau (saya) ;
- tranchant vers le haut ;
- face publique (omote) visible.
- à gauche de soi
Le plus souvent, seule la « monture » du sabre est exposée ainsi (tsuka, tsuba et saya, maintenus ensemble par une lame en bois). En effet la lame est souvent rangée dans une monture de protection hermétique en bois blanc dite de shirasaya (qui ne sont pas destinées au combat).
En temps de paix, le katana se pose sur le présentoir, la tsuka côté gauche, alors qu’en temps de guerre, la tsuka est à droite, ceci afin de permettre une sortie plus rapide du katana en cas de danger.
Les étapes de fabrication du katana
- en vidéo
Superbes vidéos sur la fabrication d’un katana, en 3 parties réalisées par : ARTE
Histoire de la fabrication traditionnelle d’un Katana de la forge à sa finition.
Réalisé par : ARTE
Remarque: Soyez patient, les vidéos sont d’un poids conséquent et donc lourdes à charger (entre 40 et 60 Mo chacune).
- en images
L’Entraînement
Pour l’entraînement au katana, on utilise cinq types de sabre d’entraînement :
le iaito réplique en métal (un alliage d’aluminium et de zinc), non tranchante, d’un katana; cette déclinaison du sabre japonais est l’outil d’entraînement de prédilection des pratiquants de iaidō .
le bokken sabre en bois rigide ; c’est une arme en soi (le célèbre samouraï Musashi Miyamoto a remporté son fameux duel contre Kojiro Sasaki avec un bokken improvisé en taillant une rame de la barque qui l’emmenait sur le lieu du duel). Il est utilisé par les pratiquants de iaidopour des combats, et par les pratiquants d’aïkido et de kendo dans des katas.
le suburito, sabre en bois rigide et lourd, destiné à s’entraîner aux coupes dans le vide (suburi) en se musclant ;
le shinai formé par des lamelles de bambou maintenues par une gaine de cuir; ce sabre permet de porter des frappes réelles sans danger, moyennant des protections corporelles, et est utilisé par les pratiquants du kendo
le shinken, qui est un katana authentique et aiguisé; il est utilisé principalement pour les coupes, comme dans le batto do et le tame shigiri, contre des cibles constituées de tatamis ou de nattes de pailles roulées. Les hauts gradés (5e dan ou plus) en kenjutsu et en iaido les utilisent pour passer des examens ou certains katas.
Il existe aussi maintenant des katana en matériaux modernes souples et flexibles permettant de porter des assauts plus virulents sans danger, utilisés en sport chanbara.
L’achat d’un katana
Quelques définitions avant de vous lancer dans votre achat:
Le iaito tout aussi connu, est un katana métallique non coupant utilisé dans la pratique du iaido. Idéalement, ce sabre est une reproduction fidèle (en forme et en matière) du sabre de samurai sauf qu’il ne coupe pas. Pour des raisons de coût et de performances lors des combats, les pratiquants s’orientent vers des lames réalisées en alliage ce qui rend les lames plus légères et donc plus rapides. La fidèlité ne concerne donc plus que la forme !
Shinken signifie « lame vivante » c’est le katana coupant. Il est forgé suivant une méthode particulière propre aux lames japonaises. Sa fabrication répond tout autant à un processus spirituel que technique.
Nihonto signifie « sabre japonais » il s’agit donc d’une appelation concernant l’origine de la fabrication.
En se basant sur cette terminologie, un sabre fabriqué en Europe suivant les règles des forgerons japonais est un shinken mais pas un nihonto. Par contre un sabre fabriqué au Japon, mais d’une manière industrielle, est un nihonto mais pas un shinken. Les deux sont, par contre, des katana
Informations extraites du site toredojo.be
Rapidement, car il y aurait beaucoup à dire sur les katanas en vente sur le net, car on peut trouver le meilleur comme le pire (trop souvent hélas).
Note importante, il existe des katanas ou modèle de katanas qui ne sont pas démontable, c’est à dire que vous ne pourrez pas les personnaliser par la suite.
Pour des raisons pratiques, j’ai limité à quelques références sérieuses dans les « marques » de katana. Pour ma part je ne conseillerai ci-dessous que les marques ayant eu de bonne critique sur le net, avec pour référence minimum, la marque Paul Chen ou WKC pour un tarif de base de 200€ à 500€ (c’est un minimum).
- Paul Chen et WKC Solingen (de 200€ à 1000€) Bon Rapport qualité/Prix, mais à ce prix pas de lame traditionnelle. Pour débuter ou posséder une lame sans trop se ruiner c’est ici qu’il faudra se fournir. Afin de ne pas être déçu, je vous conseille malgré tout de ne pas prendre de modèle inférieur au modele shinto chez Paul Chen (photo ci-dessous).
Paul chen, met sur le marché de temps à autre des éditions limités très intéressante, le problème …. attendre qu’il en sorte un autre. Quoique le modèle Wind and Thunder Katana Swords fût il y a quelques temps un des modèles « limited edition » qui fait maintenant partie de son catalogue.

Pour ceux qui ne veulent ou ne peuvent investir plus de 500€, le site revendant du Paul Chen à des tarifs intéressants (jeter un oeil sur la série practical
se trouve chez : couteaux coutel
Pour les autres et pour un prix inférieur à 650€ et comme indiqué précédemment, le modele devant attirer votre attention est le shinto Paul Chen:

Au environ de 1000€, la marque coldsteel a excellente presse et bien souvent cité pour ses lames de qualités.
Liens vers 3 de leurs katanas :
| warrior serie o katana : (550 à 650€) | |
| Série emperor (de 880€ à 950€) | |
| Série dragonfly (900€) | ![]() |
- Citadel (> 1200 €) plus cher que les Paul Chen mais de meilleures qualités. Attention les délais de livraison sont assez long, c’est compréhensible.

- Zhengwu swords : On monte d’un cran en qualité mais également en tarif.
La marque distribue plusieurs références en katana (lien ci-dessus) chez le distributeur officiel europe.
Les modeles qui me plaisent bien!
Le forgée main, feuilletée en machine 4000 couches, et qui a pour dénomination : jingi Katana(environ 1700€)

Descriptif:
Une lame gorgée feuilletée machine (4000 couches) en laminage san-mai pour un katana d’un équilibre sans reproche.
Le laminage San-mai donne une très bonne résistance au chocs lors de la coupe et le feuilletage permet d’obtenir une très bonne flexibilité.
oubien le splendide : meiyo Katana (5600€)

Descriptif:
Lame pleine forgée main, feuilletée main, 8 000 couches. Acier : Cœur d’acier laminé dans de l’acier Carbone T8 feuilleté. Authentique trempe sélective à l’argile.
- et pour finir la Lame traditionnelle, sur mesure ou lame ancienne . Les fabricants sont spécialistes de la fabrication de katana de coupe et de sabres équilibrés pour la discipline du iaido. Les tarifs vont de 500€ à 8 000€

L’entretien d’une lame de katanaLorsque l’on possède un katana il est impératif de bien entretenir la lame afin d’éviter que celle-ci ne s’oxyde, mais l’entretien d’une lame, en dehors de son aspect utile, revêt une dimension spirituelle et cérémonielle tout aussi intéressante voir plus importante.
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Il faut d’abord se procurer un kit d’entretien. Ce kit comprend au minimum de l’huile choji, un uchiko et du nugui-gami. Il peut être complèté par un mekugi-nuki et par un katana-makura. Personnellement j’ai ajouté dans mon kit d’entretien une petite (5×5 cm) peau de chamois. |
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L’huile choji est un mélange de 99% d’huile minérale et de 1 % d’huile de trèfle (pour l’odeur). L’utilisation d’huile de trèfle pure peut entrainer l’oxydation de l’acier. |
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L’uchiko est l’instrument qui ressemble à une grosse sucette. Il s’agit d’un petit sac de tissu contenant de la pierre à polir en poudre. Le nugui-gami est un papier de riz très fin. |
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Le mekugi-nuki est un petit marteau en bronze utilisé pour ôter les mekugi et libérer la lame de la tsuka. |
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Le katana-makura est un petit coussin servant à déposer la lame du sabre (j’utilise un rouleau qui a servi au tameshigiri). |
| L’entretien se déroule en seiza, sur le tatami (mais ça marche aussi assis à la table de la cuisine), sortez le iaito de la saya et saisissez le de la main gauche par la tsuka en tenant la lame vers le haut. En tenant l’uchiko par son manche de la main droite, vous allez frapper doucement la lame sur toute sa longueur et sur les deux faces. Cette opération va déposer une fine couche de poudre de pierre à polir sur la surface de la lame. Cette poudre n’est pas destinée à polir la lame mais à éliminer, en l’absorbant, l’huile qui se trouve sur la lame. A l’aide d’une feuille de nugui-gami, et par un seul geste effectué sur toute la longueur de la lame, vous éliminez la poudre laissée par l’uchiko. Cette opération ne doit pas être effectuée trop souvent car elle peut nuire à l’éclat du polissage de la lame.Cette opération terminée, versée quelques gouttes d’huile choji sur du papier nugui-gami (ou sur le morceau de peau de chamoi) et à l’aide d’un seul geste étendez l’huile sur toute la superficie de la lame. La lame peut alors être rangée dans la saya. | |
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Parfois on désire pousser l’entretien un peu plus loin ou il est nécessaire de procéder au remplacement de certaines pièces (tsuba, mekugi, seppa, habaki). Il faut alors procéder au démontage de la tsuka. Voici un petit guide illustré indiquant comment procéder. Dans l’exemple illustré, le propriétaire du iaito devait changer le mekugi qui était cassé et souhaitait en profiter pour changer le modèle de sa tsuba. |
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Pour y parvenir sans détruire son sabre, il faut d’abord ôter le(s) mekugi à l’aide du mekugi-nuki qui est utilisé comme marteau et comme chasse. On peut ainsi récupérer le mekugi, dans ce cas, dans un triste état. C’est cette pièce qui retient le nakago dans la tsuka. On peut donc aisément comprendre son importance. Pour désolidariser la tsuka du nakago vous pouvez utiliser un marteau et une cale en bois. |
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| Il faut ensuite remonter le iaito. On commence par engager l’habaki, puis on place une seppa sur la tsuba avant d’engager le tout sur le nakago et de terminer par une deuxième seppa. Le nakago est alors engagé dans la tsuka. | |
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| Un mekugi neuf est remis en place à l’aide du mekugi-nuki. Sa mesure est prise à l’aide d’un trait de crayon, il est alors ôté et coupé à la bonne dimension avant d’être définitivement mis en place.Un Lien direct vers le forum pour poster un avis, donner vos impressions ou discuter du sujet | |












