Historique
Naissance de l’Aikido
Introduction
L’aïkido est un budo (art martial japonais) créé dans les années 1930 par Morihei Ueshiba.
Comme la plupart des budo modernes (judo, karaté, shorinji kempo, kendo¦), il est l’héritier des arts martiaux développés durant les périodes de guerre, qui furent modifiés par les périodes de paix (ère Tokugawa) et la disparition de la classe des samouraïs (restauration de Meiji)
Il a été officiellement reconnu par le gouvernement japonais en 1940 sous le nom d’aikibudo. Il est basé sur des écoles d’arts martiaux anciennes, essentiellement le ju-jitsu de l’école daitô ryu«, l’escrime ou kenjutsu et l’aikijutsu.
L’aïkido est né de la rencontre entre ces techniques de combat et une réflexion métaphysique de Morihei Ueshiba sur le sens de la pratique martiale à l’ère moderne.
L’aïkido se compose de techniques avec armes et à mains nues utilisant la force de l’adversaire, ou plutôt son agressivité et sa volonté de nuire. Ces techniques visent non pas à vaincre l’adversaire, mais à réduire sa tentative d’agression à néant.
L’aïkido peut être considéré comme la concrétisation du concept de légitime défense : une réaction proportionnée et immédiate à une agression. En fait, dans l’esprit de l’aïkido, il n’y a pas de combat, puisque celui-ci se termine au moment même où il commence. Conformément à cette logique, il n’existe pas de compétition d’aïkido excepté dans le style Shodokan fondé par Kenji Tomiki (et de ce fait appelé aussi Tomiki ryu, École Tomiki).
Les débuts de l’Aikido au japon
Après avoir étudié depuis sa jeunesse de nombreux arts martiaux et avoir fait plusieurs rencontres marquantes Morihei Ueshiba, fréquemment surnommé O sensei (littéralement « vénérable professeur ») par les pratiquants en raison de la maîtrise qu’il avait des arts martiaux, orienta sa pratique vers un art fait ni pour combattre, ni pour vaincre [mais pour] supprimer la notion d’ennemi.
Le premier dojo fondé par Maître Ueshiba en 1927 est le kobukan, qui se nomme maintenant l’aïkikai hombu dojo, et se trouve à Tokyu dans le quartier de Shinjuku. Il y enseignait la majeure partie du curriculum du daito ryu ju jutsu tel que lui avait transmis Sokaku Takeda et des techniques de kenjutsu et de jojutsu adaptées à son art qui se voulait plus « pacifique ».
Il nomma successivement son style daïto ryu aïki jutsu (en 1922, mais Takeda le lui interdit), ueshiba ryu jujutsu (jusqu’en 1924), ueshiba ryu (à partir de 1925-26), aïki budo (à partir de 1927), puis aussi kobu budo et aïkinomichi.Durant les années 30, la popularité et la réputation de Morihei Ueshiba ne cessa de grandir, ce qui amena plusieurs haut gradés d’autres écoles de budo à joindre l’organisation de Morihei Ueshiba (en particulier des élèves de Jigoro Kano). Ueshiba fut aussi chargé par le gouvernement de la formation martiale d’officiers japonais.
Très proche de la secte non-violente et utopiste ÅŒmoto-kyu de Deguchi Onisaburo, il s’en éloigna après son interdiction en 1935.L’aïkido que pratiquait à cette époque le fondateur était encore très proche du daito ryu (mais certains auteurs parlent aussi d’une influence chinoise). Il s’agissait là d’un aïkido plus ferme, voire plus violent que celui qu’il développa par la suite. Nombre de ses élèves de l’époque perpétuèrent ce style aujourd’hui connu sous le nom d’Aïkibudo. Notons aussi au passage le style Yoshinkan initié par Gozo Shioda qui étudia également sous la direction du fondateur à cette époque. Ce style est celui utilisé par la police japonaise. A ce propos on remarque que Ueshiba ne sembla pas s’inquiéter que ses élèves fondent d’autres écoles d’art martial.En 1940, O sensei eut une seconde vision (voir l’article sur Morihei Ueshiba ou une de ses biographies pour la première et la troisième) : oubliant toutes les techniques qu’il avait apprises jusque-là, il put les voir sous un autre angle, non plus comme de simples moyens pour projeter ou immobiliser un adversaire mais comme un véhicule pour l’épanouissement de la vie, de la connaissance, de la vertu et du bon sens.
C’est à ce moment que l’aïkido fluide et sans obstructions des dernières années de O sensei est né.En 1942, Morihei Ueshiba décida dorénavant d’utiliser le terme aïkido pour son art. Il fonda la même année un dojo à Iwama et un temple dédié à l’aïkido (reconstruit au début des années 1960).
L’Aikido après-guerre
La fin de la Seconde Guerre mondiale vit un hiatus dans l’enseignement de tous les arts martiaux japonais et l’aïkido fut le premier, en 1952, à pouvoir rouvrir les portes de ses dojo. Ayant toujours vu son art comme un cadeau à l’humanité, Morihei Ueshiba fit tout ce qui était en son pouvoir, lui qui ne connaissait que le japonais, pour promouvoir l’aïkido au niveau international en envoyant des émissaires dans plusieurs pays européens ainsi qu’en Amérique et en acceptant toujours les étrangers qui voulaient pratiquer au Japon (et qui avaient la détermination requise).
C’est aussi dans cette période d’après-guerre qu’O sensei commença à donner des démonstrations publiques de son art, ce qui contribua à en augmenter la visibilité auprès du public japonais.
L’Aikido contemporain
La forme la plus répandue doit beaucoup au fils du créateur de l’aïkido Kisshomaru Ueshiba, le premier doshu (référent mondial pour la pratique, littéralement « maître de la voie » ou « guide du groupe de ceux qui suivent la voie [de l'aïkido] ») et à Koichi Tohei. En effet, l’aïkido était essentiellement enseigné sous la forme d’une expérience, par la pratique. Cette manière d’enseigner, typique des écoles traditionnelles, était peu adaptée à la mentalité moderne et à la volonté de diffusion internationale. Kisshomaru fit donc un grand travail de « verbalisation », en mettant en place une nomenclature des techniques et en mettant en avant la transmission verbale en plus de la démonstration par l’exemple. Ce souci de pédagogie l’amena également à revoir l’exécution de certaines techniques, les rendants plus accessibles et adaptées aux aspirations modernes.
Le fondateur de l’aïkido ne s’est que peu préoccupé de la transmission de son art, se retirant dès la fin de la guerre dans le petit village d’Iwama, ou vistant les dojos de ses anciens élèves. Ce sont essentiellement à ses élèves les plus avancés de l’aïkikai qu’incombe la responsabilité de la diffusion internationale de l’aïkido. Fort peu de ces derniers restèrent longtemps étudier au côté du fondateur dans sa retraite. Il en résulte aujourd’hui une multitude de styles d’aïkido, chacun des élèves du fondateur ayant mis un apport personnel dans la pratique qu’il a par la suite transmis. Cette variété de style est à l’origine de nombreux conflits qui perdurent encore aujourd’hui, mais est aussi la preuve de la vitalité de cet art martial.
Enfin, on peut facilement avancer que chaque pratiquant, par sa technique, sa constitution physique et son attitude, pratique un aïki différent et que toutes ces formes se retrouvent dans le principe, dans la « voie » de l’aïki, l’aïkido. Ueshiba disait Il n’y a ni forme, ni style en Aïkido. Son mouvement est celui de la nature, dont le secret est profond et infini.
Voir O Sensei est-il vraiment le père de l’aikido moderne ? de Stanley Pranin (1996)
L’Aikido en Europe
L’aïkido arriva une première fois en Europe et plus particulièrement en France au tout début des années 50 avec Minoru Mochizuki. Mais ce fut avec Tadashi Abe, 6e dan, arrivé en France en 1952 que l’aïkido commença véritablement à se développer en Europe. Masamichi Noro, nommé « Délégué officiel pour l’Europe et l’Afrique » par Maître Morihei UESHIBA lui-même, arrive en France en 1961.
L’Aikido en France
L’introduction de l’aïkido en France se fit tout d’abord avec Minoru Mochizuki en 1951. Mais celui-ci resta peu de temps en Europe et en 1952, Morihei Ueshiba décida d’envoyer Tadashi Abe, alors âgé seulement de 26 ans. A son arrivée il fut aidé par Mikinosuke Kawaishi qui venait d’introduire le judo en France et par André Nocquet, élève de Mochizuki. En 1960, considérant sa mission accomplie, Tadashi Abe décida de retourner au Japon. A cette période, entre 1955 et 1957, André Nocquet est élève (Uchi-deshi) à l’aikïkai de Tokyo. D’autres grands maîtres japonais participèrent par la suite au développement de l’aïkido en France : dans un premier temps Hiroo Mochizuki, Masamichi Noro et Mitsuro Nakazono, puis Nobuyoshi Tamura qui s’occupe encore actuellement de l’aïkido en France.
Un mot sur l’armure des samourais
LA DESCRIPTION :
L’armure Japonaise peut être divisée en trois grandes parties complémentaires :
- La protection de la tête :
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Elle est assurée principalement par le casque ( Kabuto ). Celui-ci est muni d’un protège-nuque ( Shikoro ) large, totalement articulé et qui protège le cou sur 3 côtés. La visière ( Maebashi ) en métal durci protège les yeux, ainsi que les deux ailettes latérales ( Fukigaeshi ). Sur celles-ci sont gravés les Mon ( armoiries ) du Bushi. Sur le dessus du casque un trou ( Tehen ) permet de faire passer soit la chevelure, soit le Eboshi ( coiffe traditionnelle ). Enfin, le casque s’orne de grandes cornes en métal ( Kuwagata ) réservés aux Bushis de haut rang.L’avant du visage est protégé par un masque ( Hôate ), en acier ou en bois, destiné à effrayer l’ennemi par des moustaches ou des dents menaçantes. Enfin, le protège cou ( Nodowa) protège de la décapitation en complément du protège nuque. |
- La protection du corps :
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Elle est constituée de deux parties. La cuirasse d’abord ( Dô ) est l’élément le plus solide de l’armure, car destiné à recevoir le plus grand nombre de coups de sabres. Formée de deux plaques de fer distinctes pour l’avant et l’arrière du torse, l’ensemble s’appelle Ô Yoroi. Assez lourde car très solide, elle convient parfaitement aux cavaliers munis d’arcs. Mais quand les Bushis combattent de plus en plus à pied, la cuirasse de style Dômaru bien plus légère s’impose. Constituée de plusieurs lamelles d’acier, elle se ferme sur le côté droit. A partir de 1400, une cotte de maille vient protéger le corps, les épaules, et surtout les bras.
La deuxième partie est une jupe d’armes de 7 plaques de fer ( Kusazuri) protégeant le ventre et les hanches. Très mobile, elle permet au Bushi de se déplacer très facilement, même sur des plans inclinés. Deux plaques protègent l’avant du guerrier et deux autres plaques ses hanches. Trois autres plaques, enfin, à l’arrière assurent une protection complète du guerrier. |
- La protection des membres :
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Très peu protégés au début, pour assurer une agilité maximale, les bras et les jambes des Bushis vont être peu à peu recouverts, comme le reste du corps. Les bras sont tous d’abord couverts d’un brassard ( Kote ) muni de plaques de fers cousues. L’ensemble se prolonge jusqu’au doigts, le dos de la main étant protégé, elle-même, par une plaque de métal. Puis de grandes plaques ( Sode ) viennent protéger les épaules du Bushi. Lourdes et parfois encombrantes, elles sont remplacées vers 1350 par des protections épousant la forme des épaules et bien plus légères.Les jambes sont également couvertes, mais avec deux accessoires différents. Le haut des cuisses, déjà en partie protégées par le Kusazuri, sont renforcées par deux plaques avant ( Haidate ). L’ensemble forme ainsi une double épaisseur. Les tibias, eux, sont recouverts par les plaques d’acier moulés ( Suneate ) lacées à l’arrière. Quant aux pieds, ils sont parfois protégés par des chaussons en fourrure, pour les cavaliers, mais le plus souvent chaussés dans de simples sandales de toile. |
Exemples d’armure :



